Stéphane Arcas

Stéphane Arcas, 1970. Vit et travaille à Bruxelles, Belgique

Après avoir amorcé des études économiques et politiques, Stéphane Arcas entre aux Beaux-Arts de Toulouse en 91 et y rencontre Manuel Pomar et Nicolas Gout qui fonderont 6 ans plus tard le collectif « À La Plage ». Diplômé des Beaux-arts de Marseille, il crée la galerie RLBQ en 1996 puis intègre quelques années après l’équipe des Ateliers Tohu-Bohu aux cotés de Guillaume Pinard et Denis Prunier. Sa pratique le conduit des arts plastiques au théâtre, de la mise en scène à l’écriture. Avec Bodycount,il réalise une sorte de kit où sont mises à plat toutes les composantes d’un corps humain de 70kg… en attente d’une réaction chimique. Son œuvre, empreinte de référents culturels variés, mêle l’art classique à la culture punk. Il se revendique comme « iconoclaste multimédia ".
Il entre dans la famille du théâtre en participant à des projets en tant que vidéaste, scénographe et comédien puis il décide de passer lui-même à la mise en scène et par la suite à l’écriture. En 2005, il s’installe à Bruxelles, où il rejoint la structure kwaad bloed vzw au sein de laquelle il produit sa trilogie La Forêt, le Désert et l’Argent. En octobre 2010, il présente une performance, co-écrite avec Arnaud Michniak, intitulée Pas là et interprétée par Fabrice Césario, Nicolas Luçon et Claude Schmitz dans le cadre du Marathon des mots. En avril il joue et crée la scénographie de l’Institut Benjamenta d’après Robert Walser (m.e.s par Nicolas Luçon) au théâtre Océan Nord. À l’automne 2011, il crée Scum Manifesto (d’après Valérie Solanas) et un de ses textes l’Argent au Théâtre de la Balsamine. Aujourd’hui parmi de nombreux projets il travaille à l’écriture de Bleu Bleu, thriller désinvolte, composé d’une étrange substance comique.
Lorsque la situation devient trop désespérée, si on ferme les yeux, qu’on envisage l’affaire autrement, on s’aperçoit qu’elle prête à rire. Ce texte est une tranche de vie de 3 jeunes artistes vivant à Toulouse (Manu, Nico et Marco) qui préparent une exposition, ils passent leur temps à se rendre dans des fêtes, à se défoncer entre amis, et à s’interroger sur leurs relations avec leurs petites amies (Isa, Elodie et Marie). Un mystère plane, indiscernable, autour de ce projet d’exposition plantant une atmosphère de suspens. Chacun des personnages semble posséder une clef de l’énigme. L’intrigue se déroule dans les années 90 et peut être considérée comme une forme de témoignage poétique de ce qu’a traversé (ou justement pas traversé) la génération X.

Stéphane Arcas