Festival International de STickers

Exposition du 23 février au 02 mars
Vernissage le 22 février à 19h

Entrée libre et gratuite tous les jours de 14h à 18h sauf le lundi et le mardi

Pour bien débuter la thématique de la saison nos premiers invités sont les membres du « Toulouse Slap » qui chaque année organisent le Festival International de STickers, l’occasion pour nous de porter un coup de projecteur sur une pratique urbaine graphique qui se développe en marge des pratiques aujourd’hui reconnues du street art.

Le sticker est une culture marginale qui se développe à l’échelle internationale, alliant cultures urbaines avec l’édition et contextualisation de l’oeuvre dans le territoire, le sticker redonne une place à un piratage de la ville. À l’heure où le graffiti est
apprivoisé par le politique, décore la ville de fresques autorisées participant ainsi au mouvement de gentrification des zones urbaines occidentales, le sticker reste économique et permet une large diffusion d’un geste simple et efficace : à nuisance moindre que la bombe mais impact visuel dans la ville.

Le sticker est un dérivé de l’affiche et véhicule à la fois, messages politiques, publicités de marques et bien sûr signes d’artistes. Il est plus divers que le graffiti qui reste une forme artistique accrochée à un traditionnalisme fort (référence
directe aux formes inventées il y a 40 ans par les auteurs originels depuis les quartiers pauvres New-Yorkais) et qui devient aujourd’hui plus un art de vivre qu’un art en tant que tel comme il l’était à son origine.

Son adaptabilité aux formes numériques de diffusions comme les réseaux sociaux a petit à petit galvaudé son essence première pour le transformer en imagerie branchée aussi efficace pour vendre une grosse berline que pour redorer l’image d’un homme politique. Même si, parmi ses acteurs, certains pratiquent encore un style dit vandale propre à choquer leurs concitoyens, d’autres ont retourné leur veste pour vivre de leur art et pratiquent un graffiti édulcoré qui ne garde du geste originel que la forme et le nom en perdant toute l’essence revendicative et sociale initiée par les pionniers du genre.
Il est vrai que l’urgence à placer son flop sur un wagon n’est pas la même que l’on vienne du Bronx ou des Carmes ! Le sticker s’il est urbain, a une histoire plus courte et s’adapte aux formes numériques de communication en inondant les réseaux de ses formes, son intrusion dans l’espace urbain se fait de façon plus furtive. Le sticker porte
en lui le parfum de l’enfance et de la collection d‘images mais aussi une dimension plus complexe quant à son inscription dans la ville qui n’est pas sans rappeler les enjeux de la psychogéographie propre aux revendications situationnistes.

Le sticker par sa légèreté physique et sa capacité à véhiculer des messages est un des médiums les plus adaptés aux évolutions urbaines actuelles et Lieu-Commun est heureux de participer à sa visibilité.

Dans le cadre du FIST, Lieu-Commun éditera une collection de 100 stickers commandés aux artistes du champ de l’art contemporain.

Festival International de STickers